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mercredi, juin 29, 2022

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DPJ : Ousmane Gaoual, Sékou Koundouno attendus demain (Avocat)

Cherif Bah, le vice-président du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a été arrêté ce mercredi à son domicile à Lambanyi par des hommes en uniforme. Il a été déposé à la Direction Nationale de la Police Judiciaire DPJ où il a été entendu selon ses avocats.

Cette interpellation est un début d’application du contenu de la communication le mardi à la télévision nationale de Sidi Souleymane N’Diaye, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Ce procureur avait annoncé que des membres de l’Ufdg et du front national pour la défense de la Constitution sont activement recherchés.  Peu après, Cherif Bah a déclaré dans un média de la place qu’il est chez lui.

«  A mon âge, la seule chose dont on doit avoir peur, c’est d’avoir peur » avait-il raillé. Après l’interpellation de ce cadre, ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, ses avocats ont pris les taureaux par les cornes.

« Le vice-président Cherif Bah est avec moi à la DPJ. On vient de finir son interrogatoire. On a corrigé, on a signé. Mais, on attend toujours les instructions des chefs hiérarchiques des OPJ (Officiers de police judiciaire) » a confirmé son avocat.

Maître Alseny Aissata Diallo soutient ajoute que « Ousmane Gaoual DIALLO, Abdoulaye Bah (Kindia), Cellou Baldé, Etienne Soropogui (Président du mouvement ‘‘nos valeurs communes’’), Sékou Koundouno, membre influent du FNDC doivent être entendus par la police judiciaire. Demain, ils vont venir à mon cabinet, et je vais les accompagner » souligne cet avocat

Elhadj Malal Diallo, le vice-président de l’Ogdh a déclaré que ces interpellations ne sont autres qu’un harcèlement orienté contre des responsables de l’UFDG et du Fndc

Pour sa part, Cellou Dalein Diallo, le Président du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée a écrit sur les réseaux sociaux que « L’UFDG considère l’arrestation arbitraire de ses dirigeants comme une déclaration de guerre et se réserve le droit de réagir par des actions à la hauteur de l’affront ».

Sékou Koundounou le chargé de la planification et des stratégies du FNDC et Abdoulaye Bah ancien maire de Kindia du parti UFDG sont parmi ces cadres qui sont recherchés par la justice

« Des agents lourdement armés encerclent tout le périmètre où se situe mon domicile, ils sont en train de procéder à des fouilles et à des recherches selon eux. Mais, comme je l’ai tantôt dit, le procureur Sidy Souleymane N’diaye devait s’atteler à donner aux familles des victimes les résultats des différentes autopsies depuis les manifestations de 14 octobre 2019 et faire en sorte que toutes les victimes aient justice. Donc, je pense que nous sommes en train de sortir dans un État normal vers un État où c’est la loi du plus fort qui s’impose sur les plus faibles » dénonce Sékou Koundounou ce matin dans l’émission Œil de Lynx de la radio Lynx Fm.

Face à ces menaces perpétuelles à l’égard des membres du FNDC, ce responsable indique qu’il  n’éprouve aucune peur. Il se dit déterminer à poursuivre le combat anti-troisième mandat.

« Nous sommes habitués à vivre dans le maquis et à mener cette lutte. Donc, rien ne changera aux stratégies aux dispositifs mis en place.  Dans les jours qui suivent, nous nous retrouveront afin que nous nous puissions nous mettre ensemble et mener cette lutte contre l’oligarchie et la dictature absolue » a-t-il entonné.

Pour sa part Abdoulaye Bah le maire déchu de Kindia estime que cette décision n’est pas surprenante

« Dans pareil régime, tout est possible. Il pense pouvoir réussir son coup et par ricochet il tente de faire taire les opposants. Donc, ce n’est pas étonnant de la part du pouvoir  » a dit cet opposant

   Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.com

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