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mercredi, août 17, 2022

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Les commerçants déguerpis de Kindia : « Nous sommes aussi des guinéens »

Sommés de libérer les boutiques et magasins, les occupants du centre commercial « El Hadj Ousmane Fatako  » Sans loi » de Kindia ont plié bagages dans la douleur. Parmi eux, certains peinent à trouver où garder leurs marchandises. Une situation difficile pour le président par intérim de la chambre préfectorale de commerce, industrie et artisanat.

« Les commerçants n’ont pas où les envoyer. On n’a pas où exercer nos commerces et chacun de nous à des besoins primaires, si on n’exerce pas nos activités, on ne peut jamais subvenir à nos besoins. Nous demandons humblement à l’Etat de laisser nos pauvres citoyens  exercer leurs commerces pour un délai convenable » A plaidé El Hadj Ousmane Bodié Baldé.

Oustaze Lamarana Barry a du mal à digérer la décision du gouvernement guinéen de les mettre à la porte après plusieurs années passées à Sanloiyah.

« Ce qui nous arrive dans ce centre, nous avons du mal à l’accepter et difficile de comprendre. Quoi qu’il soit, nous sommes les fils de ce pays mais comme aussi c’est ça que Dieu a voulu, on l’accepte. Nous, on pensait que l’incompréhension se trouve au niveau de Sans loi et l’Etat mais nous sommes surpris de constater que nous sommes les plus touchés. Sinon, l’Etat peut nous indiquer où verser le loyer pour que au moins on puisse exercer nos activités car nous chasser c’est empirer nos situations à tous les niveaux.  Nous sommes aussi des guinéens »  martelé-t-il

Fatoumata Diaby une autre occupante des lieux aujourd’hui veuve a peur pour l’avenir.

« Comme vous constatez, nous sommes en train de vider nos boutiques. Ce sont les gendarmes qui sont venus hier ici en nous disant que Alpha Condé nous a dit de quitter les lieux .Moi je ne sais quoi faire depuis des années je revends ici, j’ai perdu mon mari et aujourd’hui, c’est moi qui m’occupe de mes enfants et j’ai les enfants de mes sœurs ici qui viennent de Kissidougou, je ne sais aujourd’hui quoi faire ? » S’interroge-t-elle

A croire le directeur de l’urbanisme, de l’habitat et de construction de Kindia, Kalil Toure  aucun contrat n’avait été trouvé accordant un délai aux commerçants pour rester sur les lieux après le préavis du mois passé

Par Bountouraby Dramé, Kindia pour Couleurguinee.com

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