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lundi, mai 23, 2022

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Etat civil : A la recherche des apatrides où en voie de l’être !

« Présentation de l’étude sur les personnes à risque d’apatride ». C’est le thème d’une conférence débat animée ce jeudi à Conakry par la Raddho-Guinée. Moussa Samoura, le  président de l’observatoire a défini le mot apatride comme étant des personnes qui n’ont aucun lien juridique avec l’Etat où qui ne possèdent aucune nationalité.

« L’objectif était d’identifier les personnes à risque d’apatride. Le choix de la Guinée n’était pas fortuit. La Guinée a été à un moment donné entourée par les pays qui ont connu la guerre. La Sierra Leone, le Liberia. Plusieurs se sont réfugiés en Guinée notamment dans les années 90 et 2000. Potentiellement, les personnes à risque d’apatride se retrouvent parmi ces gens. Une personne lorsqu’elle n’a pas la nationalité, elle ne peut pas exiger des lois vis à vis d’un État parce que la nationalité crée des droits et des obligations» dit-il

Ce conférencier a dit qu’ils n’ont pas trouvé d’apatrides, mais de personnes potentiellement exposées.

«Pratiquement, nous n’avons pas rencontré de personnes apatrides en tant que tel. Mais, nous avons rencontré des personnes potentielles exposées c’est à dire des personnes qui étaient là depuis plus de 10 à 20 ans, qui n’ont pas accepté de s’intégrer c’est à dire avoir la nationalité guinéenne. Elles n’ont pas été acceptés également dans leurs pays d’origine et elles étaient là dans l’attente, dans l’espoir d’être réinstallées comme le HCR le faisait à un moment donné dans les années 90-2000» explique ce conférencier

Le plus souvent, ces personnes ont des progénitures dans le pays. Et ces enfants, dit-on, ont droit à des extraits qui sont les b-a-b-a en termes de preuves justificatives pour un enfant de bénéficier de l’éducation et de la santé. Conakry était la première cible, ensuite Forécariah. C’est pourquoi, l’Observatoire a commencé par sensibiliser les personnes soit qu’elles acceptent de retourner ou de s’intégrer même si c’est pour leurs enfants. En même temps de mener les plaidoyers auprès des autorités pour qu’on leur accorde la nationalité.

 Par Aïssatou Diallo pour couleurguinee.com

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