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lundi, mai 16, 2022

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N’Zérékoré : Des femmes de prisonniers battent le pavé !

Les femmes des détenus de Kankan ont pris d’assaut la devanture du Tribunal de première instance de N’Zérékoré ce lundi. Elles exigent la libération de leurs époux détenus à la maison centrale de Kankan

Eugénie Kolié, une des manifestantes a révélé avoir payé 4.000.000fg pour la libération de son mari. Elle n’a pas eu de suite favorable et elle est menacée de quitter la maison qu’elle habite

« Depuis le double scrutin législatif et référendaire passé, ils ont arrêté et ont envoyé nos maris à Kankan. On ne sait pas qui sont ces gens qui ont envoyé nos maris là-bas. Ça fait au moins 10 mois on n’a pas de solution, je demande pardon à tout le monde pour libérer mon mari. Les gens qui sont à N’Zérékoré où ailleurs. Qui a envoyé mon mari à Kankan, je ne sais pas franchement ? Où je loge, on m’a fait sortir de la maison parce que je n’ai pas eu le loyer. Mes enfants ont été chassés des écoles pour la scolarité et malheureusement je n’ai plus d’argent. Les gens nous ont pris de l’argent en disant qu’ils vont nous aider pour libérer mon mari mais malheureusement, il n’est pas libre d’abord. Il y avait 43 personnes, ils ont libéré 35 personnes, et pour le moment, il reste 8 là-bas. On ne sait pas pourquoi ils gardent les 8 autres. J’ai payé 4.000.000fg à un homme pour libérer mon mari, mais en vain » a expliqué Eugénie Kolié en larmes.

Le substitut du procureur présent a laissé entendre que ces 8 autres personnes qui sont d’abord en prison à Kankan, ce sont eux qui ont été vus sur le terrain lors des violences le lendemain du double scrutin législatif et référendaire

« Il faut dire qu’il y avait 43 personnes, compte tenu du contenu du dossier. Nous avons libéré provisoirement quelques personnes en attendant le jugement puisque le dossier était avec les juges d’instruction. Ces personnes ont été mises sous contrôle judiciaire. Mais, ces personnes contre lesquelles, il y a des charges et qui ont été vues sur le terrain, ont été retenues. Et ces personnes-là doivent être jugées » a précisé Ousmane Sanoh substitut du procureur du tribunal de première instance de N’Zérékoré.

                                   Par Jean François Mamy correspondant régional de couleurguinee.com

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