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mercredi, juin 29, 2022

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Grève du SNE : Les cours perturbés à Kankan

A Kankan, alors que les portes de l’université Julius Nyerere de Kankan restent encore fermées suite au boycott lancé par le SENASURS, ce sont les enseignants du primaire et secondaire public qui, à leur tour, décident de bouder les classes ce lundi 25 janvier 2021. Répondant ainsi au mot d’ordre de grève de trois jours lancé par le Syndicat national de l’Education (SNE). Du Lycée régional Almamy Samory Touré à celui du 3 avril, en passant par ceux de Marien N’Gouabi et de Morifindjan Diabaté, les cours sont perturbés partout.

Les enseignants exigent le paiement intégral de leurs primes d’incitation promises par le gouvernement. Mory Kaba, secrétaire régional du SNE évoque les raisons du débrayage : « Cet état de fait est une façon d’exprimer notre mécontentement face à une décision de l’État. Quand l’équipe de recensement des enseignants est arrivée, elle n’a recensé que les enseignants en situation de classe et omis les encadreurs. Pourtant, ils sont toujours les derniers à quitter les écoles. Nous disons que cette affaire de primes d’incitation devient une affaire d’injustice et c’est pourquoi nous invitons le gouvernement à revoir sa stratégie. Il y a aussi un deuxième groupe d’enseignants qui avaient été aussi omis et jusque-là, ils ne perçoivent rien et c’est la même situation pour nos amis qui sont malades. Quand on est malade, on est toujours enseignants quand même ».

Poursuivant, notre interlocuteur martèle : « Nous exigeons le paiement intégral de nos primes d’incitation ». D’autant que, selon lui, lors de la dernière paie, le versement des deux mois qui était prévu, n’avait pas été honoré. « A notre fort étonnement, nous n’avons reçu qu’un seul mois avec toutes les tracasseries », explique-t-il. Et le syndicaliste de menacer : « Si après ces trois jours de grève, nous n’avons pas gain de cause, nous appellerons à un boycott illimité jusqu’à la satisfaction de nos revendications ».

Candidat au baccalauréat unique session 2021, Mohamed Cissé, qui redoute les conséquences des perturbations sur sa préparation, adresse son cri de cœur au président Alpha Condé. « Nous ne voulons pas que cette année soit comme les années précédentes. Nous sommes l’avenir de ce pays et pour y arriver, il faut au moins avoir le minimum de formation », lance-t-il au chef de l’Etat.

Par Mariame Siré Traoré pour Couleurguinee.com

 

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