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Kankan/Justice : 294 affaires dont 248 résolues par TPI en 2020

Au mois de décembre dernier, la presque totalité des services publics de la commune urbaine de Kankan ont livré leur bilan pour 2020. Ce vendredi 29 janvier 2021, c’était le tour du Tribunal de première instance (TPI) de Kankan de passer à l’acte.

Au total, selon Aly Touré, procureur de la République près le TPI de Kankan, son service a enregistré 294 procès-verbaux venant des services de police et de gendarmerie. Ils en ont jugé 248, soit un taux de réponse pénale de 84,35%.

« Le Tribunal de première instance de Kankan couvre la préfecture de Kankan et ses environnants, cette année nous avons reçu des services de police et de gendarmerie 294 procès-verbaux qui sont repartis entre les crimes et les délits, sur les 294 procès-verbaux nous avons pu juger correctement et convenablement 248 dossiers. Ce qui nous envoi à un taux de réponse pénale qui avoisine 85%, l’année dernière nous étions à un taux de réponse pénale de 63 %. »

Le taux de réponse pénale c’est-à-dire le taux des affaires traitées pour l’année 2020 est largement supérieur à celui de l’année 2019. Aly Touré y voit une progression pour le TPI de Kankan.

« Pour nous, c’est une avancée, parce qu’il faut tirer les leçons des années écoulées pour pouvoir se concentrer sur l’année qui est en cours, élémentairement si nous recevons par exemple 100 dossiers, nous avons pu juger 85 », a-t-il dit.

Tout jugement fait au TPI peut être repris au Palais de justice si jamais les concernés ne sont pas d’accords avec le verdict prononcé par les juges du TPI. Au cours de l’année dernière, le TPI de Kankan a enregistré un taux d’appel de 42%, contrairement à l’année 2019 où ils ont enregistré 58%. Ce qui est pour le procureur un motif de joie.

« Cela veut dire que les citoyens commencent à accepter les décisions de la première instance » a-t-il laissé entendre.

Malgré les performances, le tribunal de première instance de Kankan ne manque tout de même pas de difficultés.

« La difficulté que nous avons, c’est la prise en charge des accusés qui n’ont pas d’avocat devant le tribunal criminel. Vous savez, chez nous, il y a ce qu’on appelle le jugement criminel et le jugement correctionnel. Pour les jugements correctionnels la loi dit que même s’il n’y a pas d’avocat, vous pouvez juger, mais le jugement criminel il faut absolument des avocats et pour avoir un avocat il faut le payer. Avant, le PNUD nous prenait ça en charge, mais le projet du PNUD est actuellement suspendu, ce qui a fait qu’on a retardé sur le jugement des dossiers criminels. Sur 18 dossiers criminels qu’on a eus on a pu juger que 8, on a 10 dossiers criminels qui n’ont pas été jugés, faute d’avocat pour les prévenus. Et quand on voit qu’on a un dossier criminel urgent nous-même nous cotisons, moi qui suis le chef de parquet souvent je prends l’argent de ma propre poche, je négocie les avocats je leur donne de l’argent pour qu’ils puissent venir assister ces accusés pour qu’ils soient jugés », a-t-il expliqué.

Mariame Siré Traoré pour Couleurguinee.com

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