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lundi, mai 16, 2022

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 Casses de Kaporo-rails : Deux ans après, les souvenirs restent vivaces !

En février 2019, les agents du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire ont démolis des maisons à Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesses dans la commune de Ratoma. Près de 1204 familles touchées et près de 19 000 familles impactées.

En prélude de la journée de commémoration du 2ème anniversaire de cette casse, on a reçu dans nos locaux ce jeudi Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président du collectif des victimes de ce déguerpissement. Il a expliqué la situation dans laquelle vivent ces victimes.

« Nous célébrons cette journée avec un sentiment de tristesse. Les familles vivent malheureusement dans des familles proches ou dans des locations très éloignées de la ville. Certains même sont sortis hors du pays et d’autres sont restés à l’intérieur du pays. Nous sommes secourus par des personnes de bonnes volonté qui nous ont recasés. Nous sommes très fiers d’eux. Dieu n’isole jamais quelqu’un. Il te donne toujours un petit recours et nous vivons de ça. C’est comme l’oiseau et le grain. Nous ramassons aujourd’hui un grain et c’est ce que nous conservons jusqu’à demain et nous continuons à œuvrer pour pouvoir résister » explique cette victime.

L’Etat n’a rien fait pour ces victimes poursuit-il.

« Il nous ont dégagés sans préavis. Nous sommes encore vivants, d’autres sont décédés. La casse de nos concessions nous a mis à nue. Nous sommes devenus des pauvres à la merci des gens » entonne-t-il

Aux sociétés et entreprises qui démarchent pour occuper ces espaces déguerpis, Elhadj Alpha Oumar Diallo prévient.

« Nous leur disons que s’ils construisent là-bas le jour où nous aurons notre revanche, nous allons récupérer nos terres s’il plaît à Dieu » dit-il.

Ces victimes avaient engagé une procédure judiciaire au niveau de la CEDEAO.

« On avait même fait la première séance. Donc, jusqu’à présent, c’est ce qui freine la situation. Notre avocat même était dans les rouages de la Covid-19 dans son pays là-bas. Il va mieux, donc il revient maintenant pour qu’on continue la procédure » a-t-il informé.

Ce président du collectif des victimes de la casse à Kaporo-rails promet de continuer la lutte pour que ces victimes soient rétablies dans leurs droits.

« Et si nous ne pouvons rien jusqu’à notre mort, nos enfants vont continuer la lutte parce que les terres nous appartiennent. Mais, on va récupérer nos terres tôt ou tard, s’il plaît à Dieu » a-t-il indiqué.

         Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.com

 

 

 

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