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mercredi, juin 29, 2022

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 Quartier Behanzin : Ca noce sans peur de coronavirus !

Alors que tout regroupement de masse est interdit dans la zone dite « grand Conakry », le lieu appelé Kérékou situé au quartier Béhanzin dans la commune de Matoto continue de regrouper. C’est un lieu de vente de vin de palme prisé pour ses vertus. Là-bas, nous retrouvons des jeunes assis en petits groupes qui se partagent entre la musique, et le vin de palme. Aucune consigne liée aux mesures barrières sanitaires n’est exigées .

« Quand même, c’est anormale ces regroupement pareils. C’est interdit ce qui se passe ici. Mais, c’est la conjoncture qui fait que personnellement je suis assis à ce lieu. Moi-même, je dois rester à l’heure-là à la maison. Mais, compte tenu de la conjoncture, c’est ici que je cherche ma nourriture. On ne peut pas s’asseoir à la maison tranquillement. Sinon, moi-même, je suis gêné de rester dans la masse. Que Dieu nous en garde » a déclaré un jeune rencontré sur ce lieu.

Cet autre a dénoncé un manque d’accompagnement des autorités pour faire respecter les mesures barrières.

« Chaque fois que vous donnez des consignes aux citoyens, il faut mettre les moyens à leur disposition. Il faut adapter les ripostes à la réalité. Donc, si des gens ne portent pas de bavettes, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas, mais, c’est les moyens. Il (le président ndlr ) dit que si on t’attrape sans bavettes, tu as une pénalité de 50 000 fg, mais pourquoi le gouvernement ne peut pas assurer gratuitement les bavettes pour ses citoyens. Par exemple, la côte d’Ivoire, ils ont fait une commande de deux fois la population, pourquoi pas nous. Là-bas, le gouvernement a pris en charge. Pourquoi pas donner aux citoyens gratuitement les bavettes » se demande Ibrahim Kalil

Madame Plaigné revend justement son vin de palme ici. Elle a son mot sur cette affaire

« On vient ici pour avoir au moins quoi manger. C’est pourquoi, nous venons revendre ici. Moi, j’ai dit à mes clients d’observer une distanciation entre eux. Nous, on ne veut pas de problèmes avec le gouvernement. Chacun veut qu’il soit épargné de cette maladie » dit-elle.

Il est à faire remarquer que parmi ces jeunes fêtards nous retrouvons aussi des hommes en uniformes qui méprisent ces mesures barrières.

       Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.com

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