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Libération des détenus : Me Mohamed Traoré dit ce qu’il en pense !

Trente détenus poursuivis à cause des violences post-électorales derniers ont été libérés par les autorités guinéennes le vendredi 7 mai 2021. Ce lundi Me Mohamed Traoré avocat et ancien bâtonnier s’est prononcé sur cette actualité.

« Dans la mesure où il y a un certain nombre de détenus qui ont bénéficié d’un non-lieu, ce qui veut dire qu’après une instruction, les juges n’ont trouvé aucune charge contre eux. Il faut donc se réjouir de cela » dit-il dans l’émission «Œil de lynx » de la radio Lynx Fm.

« Mais le point noir, c’est que ces personnes, après avoir été privées de liberté pendant 6 mois, vont rentrer à la maison mais n’auront aucune chance d’être indemnisées » regrette Me Traoré.

L’autre décision qui réjouit cet avocat c’est voir qu’il y a certains dossiers des détenus, notamment des cadres politiques qui ont été renvoyés devant la juridiction pour un jugement.

« Là également, il faut se réjouir. Cela veut dire au moins que dans quelques semaines, peut-être un procès sera organisé et que ces détenus seront situés sur leur sort » se réjouit cet homme de droit.

La clôture de l’instruction a été annoncée par le porte-parole du gouvernement à la place du procureur de la République. Me Mohamed Traoré informe que son collectif prévoit une conférence de presse dans laquelle les avocats vont évoquer ce sujet.

« Selon les dispositions de l’article 8 du code de procédure pénale, ce rôle-là est dévolu au procureur. Je ne sais pas pourquoi c’est le porte-parole du gouvernement qui l’a annoncée. Dans tous les cas, on va faire un communiqué de presse très prochainement » a-t-il fait savoir.

Ces derniers temps les avocats ont suspendu leurs activités. Ils disent soutenir la grève des huissiers. Cependant, avec ce nouveau développement, ils pourront revenir dit cet avocat

« Nous en avons discuté avec nos clients qui sont d’accord que nous revenions et nous même nous avons évalué la situation étant donné que la phase de l’instruction préparatoire est terminée, nous allons donc nous retrouver devant un tribunal. Notre boycott est désormais fini puisque le procès qui sera organisé est un procès public. Les choses ne se passeront plus entre les quatre murs d’un cabinet d’instruction ou d’un service de police judiciaire » explique Me Traoré.

           Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.com

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