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dimanche, juin 26, 2022

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Hausse du prix du carburant : «  On dirait que les Guinéens sont nés pour souffrir… » Fatoumata Binta Sow

Les Guinéens suffisamment peinés par la recherche du pain quotidien se sont réveillés ce mercredi, avec une augmentation du prix du litre à la pompe. Il passe de 9000 fg à 11000 fg. Un os dur à avaler pour les citoyens.

Ce mercredi déjà, il y a eu pas mal d’altercations entre exploitants de transports urbains et des passagers montés dans les véhicules ( taxis, minibus, taxis motos) alors qu’ils ne savent pas que la donne a changé la nuit lorsqu’ils dormaient.

Ceux qui n’avaient pas prévus le transport dû à cette ‘augmentation ont dû faire recours au train 12, c’est-à-dire, les pieds pour rallier leur lieu de travail.

Dans les taxis de Conakry, par exemple, le tarif du tronçon est désormais à 2000 francs guinéens.

Mamadou Samba Camara,  taximètre sur le tronçon Cosa Tannerie a dû expliquer à ses clients les raisons de cette augmentation

« Hier soir, le gouvernement a augmenté le prix du carburant à la pompe à 11 mille francs guinéens. Nous avons jugé nécessaire d’augmenter le prix du tronçon à 2000 fg. Parce qu’ils ne peuvent pas augmenter et nous dire de ne pas augmenter le prix du tronçon » a-t-il dit

Maître Saïdou un autre taximètre d’enchainer « Ils ont augmenté le prix du carburant à la pompe. Nous aussi, nous allons augmenter le prix du transport. Parce que nous n’allons pas travailler toute la journée sans rien avoir » a-t-il affirmé

Un membre du syndicat des transports de Conakry nous a confié ceci

« Nous avons rencontré quelques chauffeurs sur ce tronçon que nous gérons. Ils ont dit qu’avec les 1500 fg par tronçon, ils ne vont pas gagner quelques choses. Nous leur avons demandé d’augmenter le prix à tronçon à 2000fg » a-t-il tranché.

De son côté, Fatoumata Binta Sow, une citoyenne de la banlieue de Conakry s’est aussi prononcée sur cette situation.

« On dirait que les Guinéens sont nés pour souffrir. Parce que depuis l’indépendance de notre pays, le peuple de Guinée n’a jamais dit ça va. C’est la souffrance et la souffrance seulement. » A-t-elle martelé.

Par Mamadou Yaya Bah pour couleurguinee.com

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