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jeudi, juillet 7, 2022

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Siguiri : Un journaliste fourre le nez là où il ne fallait pas. Il a failli perdre la vie!

Les habitants de la sous préfecture de Doko dans la Préfecture de Siguiri n’ont plus l’autorisation de la quête artisanale de l’or.

A cause des éboulements mortels, les autorités guinéennes ont interdit l’exploitation artisanale de l’or jusqu’à nouvel ordre.

Mais, comme il y a des citoyens intelligents, ils ont réfléchi à un moyen de contourner cette interdiction. Et comment ?

La technique est simple. Ils achètent un domaine. Ils disent que c’est à usage d’habitation. Ils construisent un grande maison. La couvre et font une clôture. Et ils se mettent à creuser le sol à l’intérieur de leur maison à la quête de l’or.

La technique rapporte semble-t-il. Mais, elle est toute aussi clandestine. C’est la rumeur de cette exploitation artisanale qui est tombée dans des rédactions en Haute Guinée.

Et le vendredi 13 août 2021, Djanko Dansoko, un journaliste enquêteur sur les questions des mines artisanales de la Radio privée Futur Media Basée à Kankan, a décidé d’aller fouiner à Doko pour lever un coin du voile sur cette pratique. Il a  été vite repéré par un groupe de jeunes exploitants artisanaux de l’or munis de fusils de chasses et de couteaux. Ceux-ci l’ont poursuivi sur son chemin de retour. Ayant compris qu’il est en danger, il est allé se refugier à une station à Tatakourou, village situé à 5 kilomètres de Doko. C’est là que ses poursuivants l’ont trouvé. Ils l’ont encerclé. Ils l’ont couvert d’injures. Ils ont menacé de le tuer.

“ Ils m’ont insulté père et mère. Disant qu’ils vont me tuer” a expliqué le journaliste

“ Les assaillants s’apprêtaient à m’attaquer lorsque le gérant de la station essence est sorti leur dire qu’à présent le journaliste est sous sa protection et celle de la station. Il a dit qu’ils ne peuvent pas m’attaquer dans ces conditions. C’est ce qui m’a sauvé. Ils ont dit que le jour où je remettrais les pieds à Doko, ils vont me tuer ” a dit le journaliste.

Au retour Djanko Dansoko dit qu’il a dû contourner Doko où ces jeunes l’attendaient de pieds fermes.

                                 Par Mamady Cherif pour couleurguinee.com

                                                                                                                                                                                                              

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