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vendredi, décembre 2, 2022

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Kindiady : victime de viol, c’est elle encore qui paie le lourd tribu de cette agression sexuelle

Souadou 15 ans, une innocente et sans défense vit les séquelles de son viol qui la traumatise d’ailleurs et lui fait faire des cauchemards. Elle sursaute, elle crie se morfond et pleure sans cesse.

Le stress lui fait flotter dans ses habits. Malgré son état de détresse, le site d’information couleurguinee.com a pu lui arracher le récit de sa mésaventure.
«  un jour, un jeune voisin à nous à Linsan m’invite à manger, arrivés au carrefour, il nous achète de l’attieké et du jus ( je déteste le jus depuis ce moment). Arrivés chez lui, j’ai refusé de rentrer dans sa chambre. Nous avons mangé sur la terrasse et puis, il est rentré dans la chambre sous prétexte d’ouvrir les bouteilles. Depuis que j’ai bu ce maudit jus, c’est le matin, je me retrouve dans son lit, avec du sang sur mon pagne et partout. Je lui demande, quelle heure est-il? Qu’est-ce qu’il m’a fait ? Directement, je suis allée au marigot me laver, nettoyer mes habits et rentrer à la maison. Ma maman m’a frappée sans m’interroger. Quatre mois plus tard, je suis tombée malade, arrivée au centre de santé de Linsan, Dr Cécé a informé ma maman que je suis enceinte. Mes parents m’ont aussitôt renvoyée. C’est là que ma vraie souffrance a commencée. Partout, c’est le renvoi sans etat d’âme. Le même discours partout : tes propres parents t’ont renvoyée et nous ont interdit de t’héberger. Heureusement, une femme a eu pitié de moi et m’a envoyée chez elle à Bawa dans Dubreka. Cette femme, je lui dois plus que ma mère (sans exagéré), car sans elle, je ne serai plus de ce monde. Une grossesse précoce et son cortège de problèmes. Après mon accouchement, ma fille ne porta autre prénom que celui de Mariam ma protectrice, et d’autres noms que le mien.

Pourquoi ne porte-t-il pas le nom de son père ?  »  La place du violeur c’est la prison, et puis je ne sais pas si c’était collectif ou individuel. D’ailleurs, je le déteste, je n’ai aucune nouvelle de lui » dit elle.
As-tu les nouvelles de tes parents ?

 » Non, je suis à Kindiady dans Dubreka dans la villa en chantier de mon grand frère qui vit au Maroc et qui me demande aussi de quitter, mais je n’ai pas le choix. Je fais le ménage pour subvenir aux besoins de ma fille.
Je veux un travail pour refaire ma vie et me débarrasser de ce lourd fardeau » se plaint elle.

C’est triste ces cas de viols impunis. Cette dame est aujourd’hui malheureuse parce qu’un petit délinquant a détruit sa vie. Et c’est elle qui paie le lourd tribu de ce calvaire.

Le viol se porte comme un charme en Guinée parce que justement, c’est toujours les violeurs qui se sentent heureux comme le poisson dans l’eau.

Par Kolenké Hassane Diallo pour couleurguinee.com

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