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jeudi, décembre 1, 2022

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Les routes de Guinée… J’ai honte

La route, voie de communication par excellence, est une infrastructure de base dont l’utilité pour l’humanité n’est plus à démontrer. En effet, depuis l’aube des temps et chaque jour que Dieu fait, les populations empruntent la route pour se déplacer et cela par divers moyens selon l’évolution de l’humanité : pédestre, bicyclette, motocyclette et automobiles, etc… la route a connu et continue de connaitre des améliorations dans sa conception et dans celles de tous ses accessoires. L’homme, pour améliorer ses conditions de vie dans divers domaines, a inventé beaucoup de moyens pour assurer sa sécurité notamment.

Dans le domaine de la circulation routière il a conçu les routes en prévoyant les panneaux et feux de signalisation, les passages cloutés (passages piétons), les bandes d’arrêt d’urgence et n’a pas oublié de cloisonner les routes en prévoyant un espace (couloir) pour chaque type d’engin. C’est ainsi que pour l’usage de cette infrastructure qu’est la route qui s’est modernisée au fil du temps, des hommes intelligents ont conçu un code de la route.

La connaissance et le respect de ce code facilite la circulation la rendant confortable et sécurisée. Partout dans le monde ce développement est visible, grâce à la clairvoyance des dirigeants qui ont le souci du bien-être de leurs populations.
En Guinée, mon pays, ce confort n’existe pas à cause non seulement de la densité réduite du réseau routier, de la dégradation et du manque d’entretien des routes bitumées urbaines ou interurbaines existantes et, surtout, le manque d’installation des équipements de signalisation sur toutes les routes du pays.

Au 21è siècle, seules les routes de la capitale Conakry ne sont pas équipées de panneaux de signalisation horizontale et verticale, encore moins de matérialisation des passages cloutés (la moindre des choses). C’est à se poser la grande question de savoir ce que nos dirigeants chargés des questions routières (Ministère des TP, Fond d’Entretien Routier etc…) ont fait de l’argent destiné à ce secteur névralgique.

Le « carrefour Constantin », pour ne citer que cet exemple, était une fierté dans les années 1970. Par manque d’entretien, allez voir si vous pouvez reconnaitre ce lieu.
Des passages cloutés :
Communément appelés « passages piétons » existent parfois (Route Leprince), mais ne sont pas matérialisés et cela a causé d’innombrables accidents, souvent mortels. Les policiers chargés de discipliner la circulation eux-mêmes, ignorant les règles en la matière, aides les populations à traverser la route en plein rond-point au lieu de leur indiquer le point de passage approprié. Nous sommes entre frères quoi et il ne faut surtout pas faire la remarque à l’un ou à l’autre (policier censé régler la circulation ou personne voulant à tout prix traverser la route par raccourci), vous récolterez des vertes et de pas mures, du genre ‘foule camp, escroc, bat…’. Aux heures de pointe cela provoque parfois une cohue indescriptible, on se croirait dans un parc à bétail. C’est à cela que nos chers « dirigeants prédateurs » nous ont réduit.
Pour « peinturer » les passages cloutés, à combien coûte déjà un bidon de peinture à huile pour le Fond d’Entretien Routier (FER) ? A défaut, TOPAZ peut nous venir en aide…. Pour la ‘contribution au développement local’. Puisque le budget lui il s’est déjà évaporé vers les comptes bancaires de nos chers patrons bénis.
Quid des panneaux de signalisation :
Toutes les routes de Guinée et de Conakry en particulier sont muettes, faute d’équipements de signalisation verticale et horizontale. Tous les usagers conduisent à l’aveuglette et à la limite, on s’en fout.

A Conakry, en plus du manque de ces équipements, rien n’a été fait pour rendre la circulation fluide. En effet, la ville étant une presqu’ïle plus longue que large, la majorité de la population active se déplace chaque jour et en même temps, d’est en ouest et vice versa. Le matin en sortant de chez soi, chaque usager s’arme d’une dose d’impatience et de 3 quart de nervosité. Les policiers de la routière règlent la circulation par humeur, eux-mêmes sortant de la maison avec la promesse de donner la popote vers 10 heures, après le partage de « la tontine ».

Dernièrement, pour ne rien arranger on assiste au déversement dans la circulation d’un nouveau type de moto venu de l’Inde et communément appelées « Namasté ou Bombonna », c’est selon. Ces auto motos qui font le cauchemar des autres usagers sont surtout visibles sur le Tronçon Sonfonia-Hamdallaye-Madina.
Le point de rencontre de tout ce beau monde c’est inévitablement les ronds point qui, par manque de signalisations lumineuses (feux rouges) deviennent à toutes les heures de pointe des goulots d’étranglement et du coup, bonjour la pagaille. C’est à ce sort que nos « dirigeants prédateurs » nous laissent mariner chaque jour, sans aucun état d’âme. Pourtant nous méritons mieux.
Nous soutenons la CRIEF et l’encourageons à faire rendre gorge à tous ceux qui ont englouti l’argent destiné à développer notre cher pays.

Alpha DEM

Ingénieur, gestionnaire RH

Sonfonia gare

 

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