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Transition : Alexandre Nainy a sa lecture de la charte

Dans l’émission Mirador de ce lundi 09 mai 2022, Alexandre Naïny Bereté, diplômé en droit et politique a fait sa lecture de la  situation sociale et politique de la Guinée .
Sur les actes posés par le CNRD, l’observateur confie que tout n’est pas rose.
‹‹ Globalement, il y a des actes posés qui vont dans la bonne direction, il y a d’autres qui le sont moins. Comme la libération des prisonniers politiques, c’est une bonne action. Mais, il y a des choses qui se sont passées, qui sont contre la loi. Par exemple, la destruction du domicile de l’ancien chef de file de l’opposition. C’est une affaire qui était devant la justice. Il fallait attendre que la justice se prononce avant de démolir le bâtiment ›› dit-il.
Sur le chronogramme proposé par la junte militaire, il a déclaré ceci.
‹‹ Sur le chronogramme de la transition, il y a deux (2) lectures qu’on peut y avoir. La première est de considérer l’actuel CNT comme l’emanation de toutes les forces vives de la Nation. Parce qu’il y a les représentants des partis politiques, de la société civile et il y a même les représentants des religieux. Là, on peut dire que le CNT est légitime pour fixer le chronogramme de la transition. Si on se fixe sur l’article 77 de la charte de la transition qui dit que le chronogramme est fixé de commun accord entre les forces vives de la nation et le CNRD, le CNRD a fait une proposition de 39 mois, du coup, il reviendra au CNT d’ouvrir un débat ou de voter tout simplement. La deuxième lecture, si on veut partir sur la base du consensus. Les autorités l’ont affirmé depuis le début. Pour ma part, il ne reviendra pas au CNT de fixer le chronogramme de la transition ›› place-t-il.
Pour finir, cet analyste rappelle au CNRD que
‹‹ Une transition par nature, elle est politique, et elle doit se baser sur le consensus. J’ai l’impression qu’actuellement il y a une mouvance et il y a une opposition. Et c’est la première erreur qu’une transition peut commettre. Parce qu’on a l’impression que la classe politique elle est totalement l’opposition, les dirigeants actuels sont de la mouvance. Alors qu’ils ne sont pas élus. Ils doivent aller sur la base d’un consensus pour fixer le chronogramme de la transition. Il ne sert à rien d’aller en force parce que déjà la Guinée est face à deux menaces. La première, il peut y avoir des soulèvements populaires, des manifestations politiques et ça ce n’est pas à l’avantage du pays. Et l’autre menace, c’est celle qui peut venir de la communauté internationale notamment la CEDEAO, les partenaires techniques et financiers. Qui peuvent sanctionner la Guinée s’il n’y a pas de consensus autour du chronogramme de la transition ››  conclut ce diplômé.
Par Djibril Timbo Barry pour couleurguinee.com

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