Accueil Actu Transition: la charte dévaluée par un juriste

Transition: la charte dévaluée par un juriste

La charte du CNT continue d’être commentée par les acteurs politiques et sociaux. Ce jeudi le juriste et analyste politique Karamomady Camara  a salué l’établissement de la charte lors de cette transition contrairement à la précédente transition en Guinée
« C’est un avantage très considérable qu’il faille relever » a-t-il dit ce jeudi dans l’émission « Mirador » de FIM FM .
Il a relevé ce qu’il considère comme faiblesses du document
« le premier regard c’est d’abord sur la forme. Vous savez que la charte est aujourd’hui la constitution et donc conséquemment il aurait été beaucoup plus utile d’en connaître les auteurs. Cela aurait renforcé son caractère légitime parce que la constitution à toujours des rédacteurs. Dans ce cas de figure, nous ne connaissons pas d’où provient la charte. Qui en est l’auteur. Est-ce la volonté affirmée d’un seul individu qui souhaiterait imposer au peuple de Guinée sa volonté. Là est toute la question. La suggestion est que les rédacteurs de cette charte puissent être connus. L’autre pan, c’est également le fait que dans le préambule de cette charte, il y a eu un adossement aux dispositions qui étaient contenues dans les différentes contributions et mémorandum qui ont été apportés par les différentes couches sociales. Malheureusement, nous n’en connaissons pas le contenu. Et cela ne peut pas lier le peuple. Il était beaucoup plus sage de révéler le contenu de ses dispositions pour qu’elles puissent être intégrées dans l’approche collective et être une partie intégrante de la charte. Je pense que nous sommes dans un procédé semi-démocratique parce que véritablement c’est sont les membres du CNRD qui savent effectivement ce qui est écrit dans cette charte.
La charte a été signée par le président de la junte militaire le Colonel Mamadi Doumbouya. Karamomady Camara s’interroge sur la qualité du signataire de la charte.
« Il a signé la charte en tant que président de la transition alors que pour avoir ce titre il faudrait d’abord être investi et installé pour pouvoir bénéficier de la qualité qui doit être la conséquence immédiate de cette attribution. Malheureusement cela n’a pas été le cas » a-t-il soulevé.
L’autre faiblesse relevée par le juriste est celle de la disposition en cas de vacance du pouvoir due à un empêchement temporaire ou définitif du président de la Transition.
                     Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.com
Quitter la version mobile