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mercredi, août 17, 2022

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Maferinya : par jalousie, Mamy Sylla agressée par son beau-frère.

Dans la nuit du vendredi 9 avril, Mamy Sylla âgée de 34 ans mariée et mère de 4 enfants a été agressée par son beau-frère à Maferinya une sous-préfecture de Forécariah. Cette femme vendeuse de sachets d’eau aurait été aperçue par son beau-frère avec un motard en train de discuter au bord de la route. Il a attribué cette découverte à une marque d’infidélité.

« chaque matin, je vais au carrefour pour revendre de l’eau. Entre temps, j’ai reçu l’appel de mon mari qui me dit que son frère m’a vue avec un jeune motard aujourd’hui, il me demande ensuite l’identité de cet homme en me menaçant. J’ai ensuite appelé mon frère à Conakry pour le prévenir. Arrivée à la maison, ma belle-mère commence à me jeter des piques, et me qualifiant de “bandi guinè”. Mais, en ce moment, mon mari n’était pas à la maison. À 19heures, quand je m’apprêtais pour la prière, je ne portais que mon pagne, et c’est en ce moment que Boulai est venu, le jeune frère de mon mari, avec un bois , il m’a insultée père et mère avant de m’administrer des coups partout, le sang coulait sur mon visage, mon œil aujourd’hui je ne vois presque rien. Mes enfants pleuraient » a-t-elle narré.

Accusé d’être de mèche avec son frère pour avoir commis cet acte, Amara Conté l’époux de la victime dit ne pas être au courant de cette violence qu’a subie sa femme. Il défend sa position.  « je ne savais pas que tout cela allait arriver, je n’étais pas présent pendant l’acte  » dit-il.

Informé de la situation, Amara Soumah, le frère de la victime, s’est rendu sur le lieu pour s’enquérir des réalités de sa sœur. Sur ce, il dit être déçu de cet acte

Face à cette situation, Kadiatou Damaro, présidente de l’ONG amical des femmes et filles pour le développement de l’Afrique a décidé de porter plainte au commissariat de Maferinya contre le beau-frère de Mamy Sylla .

« je vais poursuivre ce dossier, accompagner cette dame pour que justice soit faite pour elle. Il est formellement interdit de battre un être humain de cette façon à plus forte raison une mère de 4 enfants  » a-t-elle souligné.

Par Mamadou Alimou Diop pour couleurguinee.com

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